La ceinture verte de Montréal : un cocktail « nature » pour le Québec

Par Sylvain Perron

Saviez-vous que La Plaine du haut Saint-Laurent possède les terres arables les plus riches du Québec? S’ajoutent à cela 3.7 millions d’habitants (le milieu le plus populeux du Québec),  ainsi qu’une végétation riche et diversifiée… le tout dans à peine 1,7 million d’hectares, soit 1% du territoire de la province. On se croirait presque dans une boîte de nuit du Plateau!

À cet effet, peut-on penser qu’une telle infrastructure s’agit d’un cocktail composé d’un trop plein d’ingrédients ou que la nature et les humains ne mixent tout simplement pas ensemble?  Je parie un verre que non!

La ceinture verte de Montréal : un cocktail tout naturel

En effet, la population québécoise a soif de la nature : plus de 3,4 millions de Québécoises et Québécois participent à au moins une activité liée à la faune et à la flore par année engendrant des revenus de 3 milliards annuellement pour le domaine touristique. Concernant le milieu agricole, il s’agit d’une excellente zone tampon pour diminuer les facteurs de stress des écosystèmes déjà fragiles. Alors, comment gérer ce cocktail de genres en un si petit territoire?

Si l’Ontario le fait, alors pourquoi pas le Québec?

En 2005, le Gouvernement de l’Ontario s’est doté d’une ceinture verte autour du Golden Horseshoe à l’ouest du lac Ontario, soit l’endroit connaissant la plus grande croissance en Amérique du Nord. Cette initiative provinciale a permis de protéger les activités agricoles, de protéger l’environnement et de soutenir les activités de récréation et de tourisme de la région dans un endroit où la pression pour la croissance est aussi énorme que ce que connaît Toronto.

Montréal doit, avec l’aide du Gouvernement du Québec, se doter d’une infrastructure similaire. Cela réduirait la pression sur les écosystèmes actuels, permettrait l’intégration des activités agricoles, et par la même occasion, rapprocherait la nature de la population.

La Communauté métropolitaine de Montréal a fait des démarches importantes en mettant en œuvre la Trame verte et bleue du Grand Montréal. Maintenant, le Gouvernement du Québec doit prendre le leadership requis afin de créer une ceinture verte équilibrée autour du Grand Montréal, permettant l’heureux mélange de nature et de citoyens.

À cela, je lève mon verre.

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